Vacance d'été 2013
Une guerre
cinématique « Ce stéréotype des Arabes musulmans dans notre société a atteint un point où les membres du gouvernement l’ont adopté autant que le public »
-Jack Shaheen, un professeur émérite de communication de masse à la Southern
Illinois University Edwardsville.
C’est le même homme qui a prononcé ces sages mots qui a
réalisé le documentaire présenté dans la vidéo ci-après. Celui-là, intitulé
« Hollywood et les arabes : Comment Hollywood avilit un
peuple ? », aborde la question de l’image dégradante des arabes dépeinte
par les films hollywoodiens. En effet, on apprend que près d’un quart de ces
derniers lance, que ca soit implicitement ou explicitement,
des offenses foncièrement ignominieuses aux arabes.
Parlant en premier lieu du portrait allégorique de
l’homme arabe omniprésent dans le cinéma américain. Que ce soit un film moderne
ou en noir et blanc, un dessin animé ou bien joué par des acteurs, l’homme
arabe maintient toujours la même apparence et la même allure : un être
poilu, épouvantable, noyé dans sa sueur, caché sous son « galabiya »
et son turban. Tant qu’à son rôle, il ne
joue que deux types comme si les centaines des milliers des hommes arabes sont confinés
en seulement ces deux catégories. La première est, sans doute, le terroriste
encombré de rage et aspirant une sorte de vengeance. La deuxième est ce riche
monsieur dont l’IQ ne dépasse pas une dizaine et qui est respectivement
incapable de parler en anglais correctement. Un aspect en commun entre ces deux
illusions de l’homme arabe semble être son désir sexuel inondé. Je ne suis
surtout pas en position de juger cette représentation de l’homme arabe puisque
j’ai moi-même l’habitude d’attribuer ces mêmes qualités aux arabes du golf.
Mais maintenant je me demande si ce n’est pas des films pareils d’où j’ai eu
cette conviction honteuse.
Passant en deuxième lieu à l’image de la femme qui est inévitablement
définie par la fragilité et la mollesse. Les directeurs de films en questions
ont ignoré les scientifiques génies telles que Samira Moussa, les artistes extravagantes
telle que Om kalthum et plusieurs autres femmes arabes brillantes, et ont
choisie en revanche de mettre la lumière sur la femme danseuse, exploitée, sexualisée
et contrôlée -ou même possédée- par le sexe opposé.
En dernier lieu, il vaut bien mentionner que ce
documentaire a basculé innombrables propos et idées dans mon esprit. Principalement, ce qui m’aigrit est que
l’attribution du terrorisme aux arabes existait longtemps avant les évènements
regrettables de 11 septembre. On les accuser d’être des réactionnaires barbares
et brutales longtemps avant avoir trouvé
une raison, ou plutôt une excuse. Également, Hollywood insiste à altérer les
pays arabes en les présentant comme des coins préhistoriques lointains en
distance et en temps, couverts de sable et plein de torture et de souffrance.
Ils réclament que les moyen-orientaux sont primitifs tandis que ce sont eux qui
refusent d’abandonner les mythes et les histoires remontant à l’époque de la
colonisation. De plus, le documentaire nous ouvre les yeux à un point foncièrement
signifiant. Il s’agit de la présence du bandit arabe et du mythe de la sauvagerie
orientale dans les films de Disney. Des tels œuvres font naitre des générations
et des générations racistes, chargées
d’haine et de la phobie envers les arabes.
Franchement, je n’ai pas été si surprise que Hallywood
tente à véhiculer spécifiquement ce stéréotype, gardant à l’esprit le rôle des
sionistes dans cette partie du monde. Comme l’a dit l’acteur et le réalisateur
américain, Marlon Brondo, « Hollywood est géré par des juifs; elle est
détenue par les Juifs ». Ce n’est donc pas une coïncidence qu’on ne
rencontre jamais une image négative d’un juif dans le cinéma américain. Ces stéréotypes
abaissant un peuple auquel j’appartiens me vexe. De La même manière, je suis
sure que les occidentaux éprouvent un tel accablement à chaque fois qu’ils
entendent les clichés impliquant qu’ils sont matérialistes, dépourvus d’émotion
et arides ainsi que les juifs quand ils découvrent leur image de perfide –propagés
pareillement par notre media. Avec la propagande et quelques travaux
cinématographiques, la transmission des stéréotypes à travers la media pour
exercer une sorte d’influence politique, éducative ou idéologique n’est pas un
phénomène récent. Néanmoins, elle demeure un projet viscéralement hostile. Abuser l’art cinématique et médiatique
pour des fins si malice et diabolique fait
perdre à l’art sa valeur noble et dénue l’humanité de sa gloire.
Source: Peter Moore, « Comment on a manipulé les plus naïfs contre les Musulmans-1de4 », 19 juillet 2012. Disponible sur le World Wide Web : http://www.youtube.com/watch?v=aJvP9LhIv50
Vacance d'été 2013
Une barrière médiatique
« Qui suis-je ? » Une simple question à
laquelle tout être humain doit avoir le droit d’y répondre indépendamment,
sculptant et arborant une image minutieuse et authentique de soi-même. Or les
medias, avec ces différentes formes, décident continuellement de nier ce droit fondamental à une certaine race. Les agences de publicité insistent
d’attribuer des stéréotypes à cette dernière et de les véhiculer, rendant son intégration
dans sa société plutôt ardue. Cette
vidéo étudie l’exemple de la race asiatique dans la communauté américaine.
Le narrateur, lui-même appartenant à cette ethnie,
exprime son indignation à chaque fois qu’il regarde un film ou un pub, ou lit
un journal qui les dépeint comme des étrangers, ignorants, analphabètes, qui ne sachent rien que le Kung Fu ; comme des bandits, des fanatiques de mathématiques ou
des mauvais conducteurs. Ces frivoles irrationnels
clichés sont devenus des réponses absolues et finales à la question de
« qui suis-je ? ». Ces étiquettes
sont maintenant des caractères définitifs de chaque individu appartenant au
groupe de gens en question. Conséquemment, ces derniers ne sont plus aperçus
comme des américains, mais comme des inconnus asiatiques qui n’appartiennent
pas à leur communauté, ni à leur
pays. De là, les réalisateurs
jouent sur la satire en déployant un asiatique américain après un autre tenant
chacun une affiche sur laquelle est inscrit un des stéréotypes raciaux propagés
par les medias. Le public se retrouve donc contraint de considérer attentivement
l’absurdité et la futilité de ces images. L’esprit du spectateur est davantage stimulé vers la fin lorsque les mêmes asiatiques tiennent
des affiches exposant véritablement qui sont-ils, accentuant qu’ils sont des
citoyens américains comme tout autre membre de leur société.
Malgré que le sujet de la race asiatique ne soit pas si
présent dans ma société égyptienne, le problème des stéréotypes ethniques
implantés par les medias existe certainement, mais implicitement, en Egypte. Si on met l’appui sur les medias égyptiens,
on peut distinguer des manifestations racistes infâmes et réactionnaires. Un
aspect en commun entre tous les films du cinéma égyptien, qu’ils soient anciens
ou contemporains, est que le portier est presque toujours un homme nubien à la
peau sombre. On en comme exemple les films suivants : « Monsieur le
portier », « Entre le ciel et la terre » et la série télévisée « Le Roi Farouk». En outre, on peut aussi distinguer dans les
films qui parodient le peuple du Sud d’Egypte « Les s’aidas »
impliquant qu’ils sont plus ou moins limités intellectuellement. Parmi ces
films, on peut citer : «La seuil verte » où le protagoniste du sud d’Egypte
était si stupide qu’il est tombé dans le piège et a cru qu’un autre homme peut
lui vendre la place de la seuil, « Un si’idi à l’université
américaine » et « un Si’idi qui va et vient ». Ces travaux médiatiques tendent de créer une idée de l’infériorité de quelques groupes de gens
et ainsi la supériorité des autres.
Selon moi, ces classifications ethniques déshumanisent
nos sociétés. Sans le soulignement de ces stéréotypes par les medias, l’Egypte
ou l’Amérique ou n’importe quel pays connaitra un peuple plus attaché et
solidement unifié. La vidéo est conclue avec une demande au public de combattre
ces clichés et d’y mettre fin. Je vois
bien que cette demande doit plutôt être destinée aux organes de medias. C’est
surtout aujourd’hui que les publicitaires,
ayant accès aux technologies les plus raffinées du monde et de l’histoire,
doivent tenter de construire une image d’une société où la race d’un individu
ne change absolument pas la perception des autres de lui ; où un asiatique
ou un nubien ne sont pas hantés par des stéréotypes dégradants dans les
journaux et les publicités, où chacun peut répondre lui-même à la question de
« Qui suis-je ? » en dépit de son ethnie, sa race ou son
origine.
Vacance d'été 2013
Les frères musulmans stéréotypés ?
Source: Journal Al Ahram
Toute personne vivant en Egypte, ou gardant le moindre intérêt
dans les évènements ayant lieu actuellement,
est irréfutablement consciente de
l’émergence et la diffusion d’un
stéréotype défini dans notre société. Apres avoir trouvé et contemplé ce dessin
caricature en feuilletant dans le quotidien égyptien Ahram, je n’ai pas pu m’empêcher
d’en parler. L’image ci-dessus fait la satire des frères musulmans et en
particuliers de leurs manifestions soi-disant pacifiques. Le caricaturiste
incorpore leurs épées et leurs armes avec le mot « paisible » écrit
plusieurs fois en haut afin de souligner le paradoxe et l’hypocrisie de ce groupe. Toutefois, ce que j’ai trouvé adéquatement
intéressant dans cette photo est la ressemblance entre les hommes ; ils
sont des copies les uns des autres. De là, on distingue non seulement une mise
en question de l’individualité et l’Independence des membres de cette
association, mais également une
promotion du stéréotype mentionné au dessus et qui renforce la notion
suivante :
Tout homme avec une barbe ainsi que toute femme voilée
font parti des frères musulmans, et représentent ainsi un péril.
Malgré qu’on ne puisse pas nier que la majorité des
membres de ce groupe adopte cette apparence, il ne faut pas oublier la minorité
qui ne l’est pas. N’est ce pas le stéréotype dont on discute constitue une
injustice pour ces derniers ? Ne s’oppose t-il donc pas aux concepts de démocratie
et d’égalité sur laquelle nous tentons de construire une nouvelle Egypte ?
Allant plus loin, je me suis aussi poser les questions suivantes : Est-ce
que tout homme barbu et toute femme voilé appartienne aux frères musulmans ?
Et est-ce que chaque membre du groupe des frères musulmans stimule vraiment un
danger ?
Ce sont des questions qui subsistent encore sans réponse
pour plusieurs, y compris moi-même. Je saisi parfaitement qu’on témoigne un
temps où il est plus judicieux de vivre par le fameux proverbe « Vaut
mieux prévenir que guérir ». Cependant,
la croissance de la circulation de ce stéréotype par les différents organes du
media me préoccupe. La plupart des séries télévisées du Ramadan- tels
que « Al Shak », « Al Da’iya », « Al ‘araf »- ont
proféré un personnage islamiste à laquelle une connotation négative est accordé.
De plus, les journaux, les sites internet, les images et les dessins contribuent
largement à cette propagation, affectant les relations quotidiennes. On en a
par exemple le Club Sportif Gezira qui a
interdit l’entrée de tout homme barbu et toutes femmes voilées. Je croie bien
que derrière chaque stéréotype existe, d’une manière ou d’une autre, une
vérité. C’est aux agences de medias de
transmettre authentiquement cette vérité sans exagération ou mutilation. Sinon,
les stéréotypes continueront à s’enraciner de plus en plus profondément dans
notre société et on connaitra des conséquences fatal sur le long terme.

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